E-learning : qui doit diriger l’innovation, les ingénieurs ou les utilisateurs ?

Les nouvelles technos, les outils les plus ‘hype’ et les mots les plus ‘buzz’ font légitimement couler beaucoup d’encre. Les podcasts, le web 2.0, les applications iphone… Pourtant dans le segment particulier du e-learning, les nouvelles technos ne se mettent pas toujours à la disposition de l’utilisateur, de l’efficacité de son apprentissage.

Vieilles méthodes

L’immense majorité des acteurs du e-learning ont finalement décliner les bonnes vieilles méthodes que nous connaissons (livres, cassettes…) en multimédia. Par exemple dans le domaine des langues, nous disposons aujourd’hui d’une pléthore d’équivalents de nos bons vieux livres en 50 leçons, 100 étapes pour apprendre une langue, mais en CDrom, en sites web, avec les mêmes structures linéaires, mais mises en forme avec des audios, des vidéos, des sous-titres, pas de sous-titres, des outils de reconnaissance vocale, des graphes, des courbes… La formation en devient-elle plus efficace?. Non, car la problématique de l’apprentissage autonome ne réside pas dans l’habillage de la pédagogie, mais dans la capacité qu’a chacun de rester assidu sur cette pédagogie En d’autres termes, l’obstacle numéro 1 à une ‘auto-formation’ n’est rien d’autre que le manque de motivation et d’assiduité en aval. Vous pouvez mettre des trésors de technologie et de pédagogie à la disposition des utilisateurs, s’ils ne les utilisent pas, on aura tout perdu!

Cours d’anglais GymGlish

Lorsqu’on se demande pourquoi le e-learning ne décolle pas, en dépit de ses armes technologiques et de ses nombreux avantage en termes de souplesse d’utilisation, d’accès, de coûts, il faut peut-être revenir à l’essentiel : à la capacité du cerveau humain à rester concentré devant un écran et à rester motivé sur une démarche moyen ou long terme d’apprentissage. On n’apprend pas l’anglais en un jour, il faut inscrire son effort dans la durée. GymGlish et son concept de gymnastique quotidienne de l’anglais par e-mails personnalisés et scénarisés, a pris le parti de s’intéresser aux liens étroits entre motivation et apprentissage, c’est à dire à faire en sorte que les utilisateurs restent assidus pendant toute la formation. Au final, côté GymGlish, l’innovation et la sophistication technologiques sont bien là (intelligence artificielle, personnalisation de la pédagogie, optimisation de la mémorisation…). Mais côté utilisateur, les armes technologiques ne sont pas du dernier cri : l’email, l’audio. Elles sont vieilles ces technologies, mais universelles, et de plus en plus nombreux sont ceux qui consultent leurs e-mails tous les jours. C’est grâce à ce contact quotidien avec l’email, et à la dimension ‘push’, que les cours d’anglais GymGlish obtiennent des taux d’assiduité inégalés sur le marché.

Alors le e-learning va décoller, mais les ingénieurs doivent donner davantage la parole aux utilisateurs, aux ‘mauvais élèves’, à Monsieur Madame tout le monde, qui achète une méthode mais se décourage très vite. Au lieu d’imposer des méthodes d’apprentissage adaptées aux rares parmi nous qui savent se discipliner rigoureusement, la technologie devrait s’adapter au cerveau humain, et aux quotidiens des humains!

Article proposé par Benjamin Levy, co-fondateur de GymGlish

Un commentaire à propos de “E-learning : qui doit diriger l’innovation, les ingénieurs ou les utilisateurs ?”

  1. JSM a écrit:

    Bravo pour cet article.

    Dans le eLearning depuis plusieurs années, je suis à 110% d’accord avec votre analyse sur les vieilles méthodes. Un profond changement des méthodes des professionnel serait nécessaire.

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