L’avenir des langues minoritaires
dans la mondialisation

Facteurs politiques

La survie d’une langue minoritaire est proportionnelle à l’effort de l’appareil politique qui sert à la protéger et à favoriser son développement. Sans un organisme de « gestion » de la langue, toute langue minoritaire est vouée à disparaitre sous l’influence des langues voisines qui sont souvent celles où s’effectue le commerce et donc, dans lesquelles les jeunes voient une possibilité d’améliorer leur condition de vie. Cet appareil est primordial mais difficile à mettre en place pour les langues dont le nombre de locuteurs ne dépasse pas quelques centaines d’individus.

C’est l’ampleur des politiques dont se dote un état à l’égard de ces minorités qui oriente en grande partie le développement des langues en danger. Mais le défi est grand pour les langues ne possédant aucune transcription écrite.  Dans ces circonstances, aucune loi sur l’affichage ou l’enseignement ne peut prendre racine dans la communauté. Le gouvernement régional devra donc prendre des moyens pour valoriser l’utilisation de la langue dans les institutions politiques de la région.

La création d’un pays unilingue ne constitue pas pour autant le seul moyen qu’une langue survive et se développe. Les exemples de pays bilingues et plurilingues sont nombreux à travers le monde : pensons à la Belgique (français, flamand), aux nombreux pays africains, à l’Espagne (espagnol, catalan, basque, gallego) et au Canada (français et anglais). Le Québec, où la langue française est bien vivace grâce à sa célèbre loi 101 (loi donnant préséance à la langue française) ou encore la Catalogne en Espagne sont des exemples éloquents de l’impact de l’existence d’un appareil politique favorisant le développement d’une langue minoritaire dans un pays ayant une autre langue officielle.

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