L’avenir des langues minoritaires
dans la mondialisation
Pas d’identité sans égalité
Les facteurs personnels et identitaires tout comme ceux liés à la mondialisation et aux politiques sont des facteurs pouvant servir à prévoir l’avenir de certaines langues minoritaires. Il est vrai que pour survivre une langue a besoin d’un contexte sociopolitique favorable dans lequel le respect de son unicité est à la base des politiques du gouvernement. Mais d’autres facteurs, moins facile à mesurer (mais pourtant aussi importants) peuvent expliquer les enjeux que vivent les communautés linguistiques isolées.
À l’échelle mondial, on observe deux mouvements en apparence contraire : le premier veut tisser des liens, créer des associations, des partenariats, nouer des échanges et se renforcer. Le deuxième voit émerger une conscience de sa propre identité nationale face à la montée des valeurs transportées par la mondialisation. Il est important que les politiques des états (unilingues ou plurilingues) favorisent le respect des identités linguistiques avec comme valeur fondatrice, l’égalité de tous les citoyens du pays. Sans cette valeur à la base des lois et de la politique d’un gouvernement pour son propre territoire, toute langue minoritaire est vouée à être assimilée par celle de la majorité.
Le problème de la disparition de certaines langues est donc une réalité pour celles ne possédant qu’une tradition orale et dont le nombre de locuteurs est si petit qu’elles ne pourront jamais attirés l’intérêt général de la communauté internationale. Pensons aux nombreuses langues de Sibérie comme l’Aléoutiens (40 locuteurs), le Kerek (3 locuteurs), l’Orok (60 locuteurs) ou les langues d’Afrique comme le Ahlo ou le Logba qui sont en voie de disparition.